lundi 28 avril 2014

Lecture d'un de mes chauffeurs quotidien

Si vous me suivez un peu, vous devez savoir que je ne lis pas énormément de livre... Mais cela faisait un bon moment que je voulais me procurer le livre de Cédric Gentil (@Gentilchanoir). Ce livre s'intitule "Mesdames et Messieurs, VOTRE ATTENTION S'IL VOUS PLAIT" et parle... de rer. Plus précisément, l'auteur nous raconte son quotidien aux commandes du rerA (et parfois en tant que voyageur).



J'avais envie de lire ce livre pour plusieurs raisons. La première, c'est que je suis plutôt curieuse... et cela m'intéressait d'avoir le point de vue du conducteur... qui finalement est comme mon chauffeur quotidien pour aller au travail ! :-) Ensuite, peut-être que cette envie de lecture est devenue plus pressante depuis que je sais que je vais quitter ce train-train quotidien depuis peu.

Bref, si vous êtes, vous aussi, un peu curieux, n'hésitez plus! Par contre, il a un GROS inconvénient : il se lit TROP vite (et celle qui vous le dit ne lit pas souvent de livres, c'est dire!)

Il nous parle aussi des incivilités qui se voit toujours trop souvent... Et beaucoup d'entre nous ne disons plus rien quand des personnes mettent leur pied sur le siège devant, ou bien, quand quelqu'un laisse négligemment le journal gratuit sur le siège à côté (" ah bon, il ne va pas tout seul dans la poubelle adéquate? Non?" Non, définitivement non)... En tout cas, moi, je ne dis (presque) plus rien. Car les rares fois où j'ai signalé quelque chose, souvent, les personnes te regardent avec des yeux de merlans frits, ou bien commencent à être désagréables et souvent, tu te retrouves seule en face de personnes qui ne changeront pas. "Quand on est con, on est con".
Cela me rappelle quelques anecdotes...
La première c'était sur la ligne 13 du métro. Deux jeunes filles écoutaient de la musique via le haut parleur de leur téléphone. N'en pouvant plus, je leur dis poliment que tout le monde n'a pas forcément envie d'écouter leur chanson. Elles me répondent que, grosso modo, elles sont dans un endroit public, donc, elles font ce qu'elles veulent, qu'elles sont libres. J'ai un gros défaut : je manque de répartie. Je ne sais même plus si je leur ai répondu un truc du genre "la liberté des uns s'arrête là où celle des autres commence"... Mais je pense que ça n'aurait servi à rien. Une fois qu'elles sont descendues, une dame m'a dit que j'avais eu raison... C'est gentil, mais ça nous aurait peut-être aidé qu'elle se manifeste avant.

La deuxième et peut-être celle qui m'a marqué le plus et qui fait sans doute que je ne dis plus grand chose devant tellement de bêtises. C'était à Châtelet-les-Halles, en attendant le RER B. J'essaie - autant faire se peut - de laisser la place pour que les gens puissent descendre avant de monter. Un gars rentre en forçant dans la rame et je lance d'un air agacé "Mais laissez descendre!". Une fois que je monte, l'imbécile se met proche de moi et commence à me tenir un discours du genre "Non, mais vous, vous pouvez attendre le suivant, vu comme vous êtes habillée, vous êtes une bourge [NDLR : le mot a bien été prononcé], vous avez peu de temps dans les transports... Moi, vous comprenez, je vis dans un 20m² à 10 personnes [NDLR : un truc du genre]..." Puis, vient le clou de son discours : "J'ai besoin d'avoir une place assise près de la fenêtre". Navrant. J'ai bien tenté de discuter avec lui pour faire comprendre mon point de vue mais bon... quand on est con, on est con (je sais, je radote). Et personne pour me soutenir... 
Bref, tout ça pour dire, que je ne dis plus trop grand chose... La dernière fois, que quelqu'un a mis son mp3 en haut parleur, j'ai juste eu un regard appuyé pour faire comprendre, mais j'ai compris que ça ne changerai rien, et j'ai simplement changé de voiture à l'arrêt suivant... 

Mais, pour revenir au sujet du billet, c'est à dire au livre de Cédric, qui parle aussi un peu des incivilités dans les transports, en le lisant je me suis dit : finalement, est-ce qu'il faut vraiment se taire, ou bien, persévérer et dire et redire quand quelqu'un nous dérange, quitte à tomber sur des connards qui n'entendent rien.
Parce que finalement, il y a aussi des petits moments d'échanges joyeux dans les rames des RER, et il pourraient sans doute y en avoir plus ! 
D'ailleurs, il va falloir que je prenne date pour rencontrer l'auteur... histoire que je concocte un billet de transport joyeux et non ronchonnant (et si il est d'accord !) ! :-)

[MAJ du 30/04/2014] J'ai oublié de préciser que Cédric a son blog ! C'est d'ailleurs son blog qui a contribué à la naissance du livre! C'est par ici :
http://transport.blogs.liberation.fr/
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mardi 22 avril 2014

Presque 10 ans plus tard...

Transmettre... je vous l'ai déjà dit, c'est un mot qui a de l'importance pour moi et une résonance particulière; Alors quand mon ancienne école d'ingénieur me propose d'aller à la rencontre des étudiants pour échanger, évidemment, je suis là.
J'ai donc pris le TGV, direction Grenoble. Un TGV que j'ai pris souvent fut un temps. Trois heures de TGV séparent la capitale de Grenoble, trois heures qui ont ressemblé à un voyage dans le temps. 10 ans.
Oui, cela fait presque 10 ans que j'ai quitté cette ville. J'y ai vécu 3 ans. Ce n'est pas grand chose, 3 ans. Mais ce sont 3 années qui sont restées importantes : les 3 dernières années de ma scolarité et les 3 premières de mon indépendance loin du cocon parental. bref, j'ai eu un petit coup de blues en arrivant à destination. J'ai pris le temps de marcher dans la ville avant de rejoindre mon rendez-vous. J'ai pris le temps de regarder, de sentir et surtout de laisser les souvenirs remonter à la surface.
Mais je ne vais pas non plus vous faire un billet nostalgique ou mélancolique...

Une fois arrivée sur les lieux de mon ancienne école d'ingénieur (lieux qui n'ont pas bougé hormis sans doute le nombre de graffitis sur les tablettes des amphis), après avoir eu un speech du directeur de l'école, nous (les anciens diplômés) avons étés répartis dans des petites salles pour pouvoir échanger sur nos parcours professionnels avec des étudiants de première année. J'ai bien aimé cette initiative.
Par contre, il y a des choses dites par des plus anciens que moi avec lesquelles je ne suis absolument pas d'accord. C'est sans doute parce qu'il est peut être d'une autre génération... Car un autre "ancien" du même âge que moi a exprimé tout ce que je voulais dire (ou presque) aux étudiants qui nous écoutaient.
Je trouve qu'en école d'ingénieur, on leur présente trop souvent leur avenir un peu comme cela : "Il faut, pour réussir, monter dans la hiérarchie, devenir directeur. Et pour cela, tu feras des voyages à l'international pour t'enrichir de la diversité des cultures etc..." Je caricature un peu et force le trait...
J'avoue, ce genre de discours me lasse, voire m'énerve. Même si on est diplômé ingénieur, tout le monde n'aspire pas à devenir directeur ou chef. D'ailleurs tout le monde ne peut pas l'être.
Quand ce fut mon tour de me présenter, j'ai repris ce que certains anciens diplômés de la même année que moi avaient dit.
J'ai envie de le redire ici.
Cher(e) étudiant(e) d'école d'ingénieur,
Tu as la chance de te diriger vers un diplôme qui peut t'ouvrir de nombreuses portes. Mais ne te mets pas de pression inutile. L'important, ce n'est pas de devenir directeur. L'important, ce n'est pas de réussir dans sa vie, mais de réussir sa vie. L'important, c'est que tu saches ce qui est important pour toi. C'est l'histoire des gros cailloux. Est-ce que pour toi, ce qui est important c'est de monter dans la hiérarchie? Est-ce que, pour toi, l'important c'est ton cadre de vie?
C'est à toi de choisir, de sous-peser. Et il faut bien avoir conscience que tu as la chance d'avoir ces choix.
Il faut aussi ne pas avoir trop peur. Les choix ne sont jamais bons ou mauvais. Ils t'orientent dans certaines directions. Tes importances peuvent changer au fur et à mesure que tu construis ta vie. C'est normal. Tu referas le tour de tes gros cailloux et tu repèseras chacun d'entre eux.
Et puis, il faut ne pas hésiter à aller de l'avant, à prendre contact pour échanger, pour comprendre ce monde de l'entreprise qui semble si proche et si loin en même temps quand on est étudiant.
L'essentiel, c'est de se sentir bien et de s'épanouir.
J'espère que le message sera passé. J'espère aussi que cela n'aura pas été trop "cul-cul-la-praline" ou bien "donneuse de conseil".
Par ailleurs, au cours de cette journée, hasard des choses, j'ai eu la réponse que j'attendais. Je vais pouvoir poser mon gros caillou au fond de mon bocal. Il faudra aussi sûrement que je n'oublie pas ce que je viens de leur dire:
"Il n'y a pas de mauvais choix"
et j'aurai sûrement oublié de leur dire également, ce qu'il faut que je me redise parfois:
"Fais-toi confiance"
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mercredi 16 avril 2014

Le cœur et la raison (et les rêves)

Il y a déjà un bon moment, un follower d'une followeuse sur twitter a demandé, suite à mon article sur mon photophore inspiré de Lalique si j'avais une boutique.



J'avoue humblement qu'on me demande régulièrement si je vends mes poteries. J'en ai vendu l'année dernière au profit de mon club et c'était la première fois. J'ai éprouvé une certaine fierté à voir les personnes qui avaient envie d'acquérir une de mes créations parce qu'elle leur plaisait.

Alors voilà, je vais vous dire.... parfois, je rêve. Je rêve que je deviens artisan-potière (mais pas que). J'imagine une jolie maison avec, au fond, mon atelier, le tout dans un cadre verdoyant. Je pourrais inviter des visiteurs à déambuler dans mon atelier de temps en temps. Je pourrais même faire des cours : un savoir-faire ne doit pas se garer mais se partager. Il y aurait une ligne TGV qui me permettrait de rejoindre la capitale de temps à autre pour voir ma famille et rencontrer d'autres personnes pour me faire connaître. Et, comble de tout, j'arriverai à gagner ma vie correctement.
C'est un doux rêve. c'est utopique. La raison m'en dissuade. Peu de gens s'offre des choses artisanales et sans doute encore moins en période de crise ou alors il faut avoir un nom, et donc une cote... Ou bien on n'a aucune cote et il faut produire pour vivre et la passion peut s'éteindre...



C'est un doux rêve, et je pense que, pour qu'il me reste agréable, il doit rester rêve, et c'est très bien ainsi.
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lundi 14 avril 2014

Lettre à mon RER

[Edit] : lettre écrite depuis loooongtemps, mais publication tardive (qui tombe peut- être à pic, vu le bronx de ce matin - même si j'ai réussi à l'éviter de justesse)

Cher RER,

RER, mon amour, je te hais parfois autant que je t'ai aimé.
Souvent, je crie ma colère, j'envoie voler ma mauvaise humeur et mes râleries.


Pourtant, je t'ai aimé.

C'est grâce à toi que j'ai pu vivre mes premières amours. Le métro, aussi aura vu mes yeux étinceler et plonger dans le regard d'un autre.
C'est grâce à toi que je pus faire une partie de mes études sans quitter le domicile parental... ou tout au contraire faire des petites escapades imprévues.
C'était bien.
Et puis on t'a abandonné peu à peu.
Et puis on a construit toujours plus de bureaux, toujours aux mêmes endroits, sans penser que c'est toi qui allait devoir supporter un flux plus dense de voyageurs.
Tu vieillis.
Et comme certaines personnes âgées, tu arrives de moins en moins à suivre notre époque. Je me demande encore parfois si tu entends la clameur des gens qui soupirent en ton ventre.
Bien des gens espèrent encore et encore. Mais la flamme n'est que braise.

Bien des gens font ce qu'ils peuvent, certains de tes conducteurs y sont pour beaucoup. (Un spécial coucou à @Gentilchanoir, @Conducteur_RER, @Conducteur_SNCF ... et tant d'autres)

Il faut que je te dise: je t'ai aimé.
Tu fus, à une époque, mon vent de liberté. Sur mon ticket, on lisait "Imagin'R". C'était joli.

Il faut que je te dise : parfois je crains que tu ne meurs à petit feu. Heureusement, je ne pense pas que cela puisse réellement arriver.
Peut-être la faute à certains qui ne croyait pas en ton succès. Peut-être la faute à certains qui ne pensent qu'à court terme... (je pense à ce fameux tunnel partagé entre les RER B et D)

D'ici quelques mois, je pourrais faire un break. ça nous fera du bien (surtout à moi).


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jeudi 3 avril 2014

Récidive

Non, non! Pas d'inquiétudes, je ne parle pas de politique!

Mais, vous souvenez-vous du poisson globe que j'avais fait? Pour les mémoires de poissons rouges, il faut cliquer .

Et bien, j'en ai refait un. Et j'ai même un aveu à faire. Je pensais le donner au même ami à qui j'avais offert le premier (baptisé Némo, soit-disant passant à cause de sa nageoire... euh... un peu tombante). Mais finalement, non je vais le garder. C'est d'autant mieux que je penserai plus facilement à lui en regardant ce double (qui est plus petit).

Alors pour la réalisation, j'ai fait... tout pareil que le premier!
J'adooooore pouvoir combiner réalisation ou tour et modelage, et j'essaie de plus en plus de trouver des idées qui permettent de le faire.
J'ai tourné d'abord un pièce toute ronde. En effet, ce n'est pas une boule pleine. Sinon, ça aurait explosé au four! Il faut donc faire une forme sphérique vide, mais avec un trou! Sinon, même punition : explosion assurée au four. L'orifice se situe au niveau de la bouche, que j'ai réalisé après que le corps du poisson soit plus sec. J'ai également façonné les yeux et ajouté les nageoires et la queue. J'ai ajouté trois petits pieds en dessous pour lui conférer un peu plus de légèreté (il ne faut pas oublier qu'il nage! :-) ). En dernier, j'ai réalisé les piquots avec de la barbotine (je ne réexplique pas, c'est dans mon dernier billet et dans mon glossaire, suivez un peu  ! :-) ) et avec une poche à douille (la même que celle utilisée en pâtisserie).

Une petite photo prise juste après avoir réaliser les piquants :



et le voici complètement fini :



Il ne fait pas un peu peur, là ?  :-)

Même l'émaillage s'est bien passé et la couleur me plaît!

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